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Fin du GR2 que faire après l’arrivée en Corse ?

Fin du GR2 que faire après l’arrivée en Corse ?

Fin du GR2 que faire après l’arrivée en Corse ?

Après plusieurs jours de marche, de pierres, de dénivelé et de nuits parfois courtes en refuge, l’arrivée sur le GR20 ressemble à une victoire. Et c’en est une. Mais une question revient rapidement : que faire maintenant ? Rentrer directement à l’aéroport avec les jambes raides et le sac encore plein de poussière, ou profiter de quelques jours en Corse pour récupérer vraiment ?

Petite précision au passage : on parle généralement du GR20, et non du GR2. Le parcours traverse la Corse du nord au sud, entre Calenzana et Conca. Selon le sens choisi, votre arrivée se fera donc soit à Calenzana, près de Calvi, soit à Conca, au nord de Porto-Vecchio. Les idées ci-dessous fonctionnent dans les deux cas, avec des programmes différents selon votre point d’arrivée.

Ne prévoyez pas de repartir le soir même

Sur le papier, terminer le GR20 le matin et prendre un avion quelques heures plus tard peut sembler pratique. En réalité, c’est une très mauvaise idée. Les transports corses ne sont pas toujours parfaitement calés, les routes sont sinueuses et un retard de navette peut rapidement transformer une fin de randonnée réussie en course contre la montre.

Ajoutez à cela la fatigue : après une quinzaine de jours de marche, les genoux et les chevilles n’apprécient pas forcément un transfert de plusieurs heures. Sans parler de la douche que vous attendez depuis deux jours et du repas digne de ce nom que votre estomac réclame probablement depuis le refuge de la veille.

Le plus raisonnable est de réserver au moins deux nuits après l’arrivée. Une nuit suffit pour les marcheurs pressés qui doivent reprendre l’avion, mais deux ou trois jours permettent de récupérer, de profiter de la côte et de terminer le séjour sur une note plus douce.

Vous terminez à Conca : les meilleures options dans le sud-est

Conca est le point d’arrivée historique du GR20 sud-nord. Le village se trouve dans l’arrière-pays de Porto-Vecchio, à une trentaine de kilomètres de la côte. Ce n’est pas une station balnéaire : ne prévoyez pas de sortir du refuge et de tomber directement sur une plage avec les pieds dans l’eau. Il faut organiser le transfert.

Première étape : rejoindre Porto-Vecchio

La plupart des randonneurs quittent Conca en navette, en taxi ou grâce à un transfert organisé par leur hébergement. Le trajet jusqu’à Porto-Vecchio prend généralement entre 45 minutes et une heure, selon le point de rendez-vous et la circulation.

Réservez ce transfert avant la fin de votre randonnée. En pleine saison, les places partent vite, surtout les jours d’arrivée classiques. Vérifiez également si le prix est calculé par personne ou pour l’ensemble du véhicule. Un taxi partagé avec d’autres marcheurs peut réduire sérieusement la facture.

Porto-Vecchio constitue une bonne base pour récupérer. Vous y trouverez facilement des hôtels, des appartements, des restaurants, des pharmacies et des commerces. Pour une première soirée, restez simple : douche, repas complet, promenade tranquille dans la vieille ville et coucher tôt. Le GR20 ne se célèbre pas forcément avec une nuit blanche.

Profiter des plages sans transformer la récupération en épreuve sportive

Le lendemain, direction la plage de Palombaggia ou celle de Santa Giulia. Elles sont accessibles en voiture depuis Porto-Vecchio et offrent exactement ce dont les jambes ont besoin : peu de dénivelé, de l’eau claire et la possibilité de rester allongé plusieurs heures sans porter un sac de dix kilos.

Palombaggia est superbe, mais très fréquentée en juillet et en août. Arrivez tôt si vous voulez vous garer sans tourner pendant quarante minutes. Santa Giulia est plus compacte et peut être très chargée elle aussi. En avant- ou arrière-saison, l’expérience est nettement plus agréable.

Attention toutefois : une baignade en mer n’est pas toujours synonyme de récupération. Nagez tranquillement, évitez le paddle de deux heures ou la randonnée palmée au large dès le lendemain de l’arrivée. Les ampoules et les courbatures ont parfois le sens de l’humour, mais rarement celui du pardon.

Visiter Porto-Vecchio et Bonifacio

Si vos jambes acceptent une petite sortie, la vieille ville de Porto-Vecchio se découvre facilement en une demi-journée. Les ruelles sont agréables, mais certaines montent : ne rangez pas vos bâtons trop loin, par précaution. Le soir, les restaurants du centre sont pratiques, mais les prix peuvent grimper rapidement en haute saison. Pour manger corse sans mauvaise surprise, regardez la carte avant de vous installer et méfiez-vous des menus trop vagues affichés uniquement en anglais.

Bonifacio mérite une journée complète. La citadelle est spectaculaire, mais ses rues pavées et ses escaliers ne sont pas exactement un centre de thalassothérapie pour randonneur épuisé. Visitez-la à votre rythme, de préférence tôt le matin ou en fin d’après-midi. Une promenade en bateau le long des falaises peut être une bonne alternative à une longue marche.

Depuis Porto-Vecchio, comptez environ 30 à 40 minutes en voiture pour rejoindre Bonifacio, davantage en été selon la circulation. Si vous n’avez pas de véhicule, vérifiez les horaires de bus à l’avance : ils sont moins fréquents que dans les grandes villes continentales.

Vous terminez à Calenzana : cap sur Calvi et la Balagne

Calenzana est le point de départ ou d’arrivée du GR20 nord. Le village se trouve à une dizaine de kilomètres de Calvi, ce qui facilite la suite du séjour. Après l’arrivée, la première question est généralement la même : comment rejoindre la mer le plus rapidement possible ?

Rejoindre Calvi après le GR20

Depuis Calenzana, le transfert vers Calvi prend environ 20 à 30 minutes en voiture. Selon la saison, certains hébergements proposent une navette ou peuvent réserver un taxi. Là encore, anticipez. À certaines dates, les randonneurs arrivent en nombre et les véhicules disponibles ne sont pas extensibles.

Calvi est probablement l’endroit le plus simple pour passer deux nuits après le GR20. Vous y trouverez une offre importante d’hébergements, une plage facilement accessible, des restaurants et une gare permettant de rejoindre plusieurs communes de Balagne.

La plage de Calvi est pratique, notamment avec des enfants ou lorsqu’on ne souhaite plus marcher. Elle est longue, en pente douce et bordée de restaurants. Elle est aussi très fréquentée en été. Pour davantage de calme, louez une voiture et partez vers l’Île-Rousse, Algajola ou les plages situées entre Calvi et Galéria.

Une journée tranquille en Balagne

La Balagne se prête bien à une fin de séjour après le GR20. Les villages de Pigna, Speloncato, Monticello ou Sant’Antonino sont accessibles en voiture et permettent de découvrir une autre Corse, plus douce et plus construite que les hauts massifs traversés à pied.

Sant’Antonino est magnifique, mais ses ruelles pavées sont pentues et glissantes. Allez-y avec de bonnes chaussures, même si vous avez juré de ne plus jamais marcher après le GR20. Pigna est plus petit et agréable en fin de journée, lorsque les visiteurs sont moins nombreux.

Pour une sortie sans effort, prenez le train des plages entre Calvi et L’Île-Rousse. Le trajet longe le littoral et dessert plusieurs arrêts proches de criques et de plages. Les horaires varient selon la période : vérifiez-les avant de partir, car rater le dernier train dans une station balnéaire peu desservie est une façon assez moyenne de prolonger l’aventure.

Le bon programme pour récupérer en deux ou trois jours

Après le GR20, le meilleur programme n’est pas forcément le plus chargé. Voici un exemple réaliste :

Ce rythme peut sembler peu ambitieux après avoir enchaîné les étapes du GR20. C’est justement le but. Vous avez déjà largement rempli votre quota de dénivelé. La Corse ne disparaîtra pas parce que vous passez une matinée à ne rien faire.

Que manger après une traversée du GR20 ?

Après plusieurs jours de repas simples, vous aurez probablement envie de produits frais et d’un vrai plat chaud. En Corse, misez sur les spécialités locales, mais évitez de commander tout ce qui figure sur la carte en même temps. Le corps apprécie le changement, pas forcément l’excès.

Une assiette de charcuterie corse, un morceau de fromage local, des légumes, une soupe ou un plat de veau aux olives constituent de bonnes options. Les restaurants des zones touristiques proposent parfois une cuisine très correcte, mais les tarifs sont plus élevés près des ports et des plages. Pour un repas plus authentique, éloignez-vous de quelques rues du front de mer ou renseignez-vous auprès de votre hébergeur.

Le lendemain d’une longue randonnée, pensez aussi à boire régulièrement. La déshydratation ne s’arrête pas au moment où vous posez le sac. Eau, fruits, repas salé et sommeil feront davantage pour votre récupération qu’une succession d’activités.

Que faire de son matériel de randonnée ?

Si vous repartez en avion, ne laissez pas le rangement du sac au dernier moment. Les bâtons de marche doivent généralement voyager en soute. Les réchauds, cartouches de gaz et objets coupants sont soumis à des règles spécifiques et ne doivent pas être glissés machinalement dans le bagage.

Videz complètement le sac : miettes, emballages, vêtements humides et chaussettes oubliées peuvent rapidement parfumer la chambre. Faites sécher les chaussures et vérifiez vos affaires avant de les ranger. Les refuges et les navettes voient régulièrement repartir des sacs avec une gourde, une polaire ou un bâton en moins.

Si vous poursuivez le séjour en hôtel, demandez si l’établissement peut stocker votre matériel. Certains hébergements proposent également une consigne ou un service de lavage. Ce n’est pas systématique, mais la question ne coûte rien et peut éviter de transporter un sac sale dans la voiture pendant une semaine.

Avec ou sans voiture après le GR20 ?

Une voiture est utile pour explorer les plages, les villages et les sites plus isolés. Elle n’est cependant pas indispensable si vous restez autour de Calvi, L’Île-Rousse, Porto-Vecchio ou Bonifacio. Dans ces secteurs, vous pouvez combiner taxi, bus, train et excursions organisées.

La location devient intéressante à partir de trois ou quatre jours, surtout si vous voyagez à plusieurs. Comparez les conditions concernant le kilométrage, la franchise et le lieu de restitution. En Corse, les routes secondaires sont parfois étroites et les parkings des plages vite saturés. Une petite voiture est souvent plus pratique qu’un grand SUV, malgré ce que la publicité de location voudrait vous faire croire.

Si vous récupérez une voiture après l’arrivée à Conca, évitez de prévoir immédiatement une longue route vers Bastia ou Ajaccio. Les distances semblent modestes sur la carte, mais les temps de trajet sont rarement ceux d’une autoroute continentale. Deux heures de route corse après quinze jours de marche peuvent paraître beaucoup plus longues.

Les erreurs à éviter après l’arrivée

Le GR20 est une aventure exigeante, mais la fin du parcours ne doit pas devenir une formalité expédiée. Selon votre point d’arrivée, offrez-vous quelques jours à Porto-Vecchio, Bonifacio, Calvi ou en Balagne. Reprenez contact avec une chaise longue, mangez correctement, laissez les ampoules cicatriser et regardez la mer sans avoir à calculer le prochain dénivelé.

Vous repartirez ainsi avec le souvenir des crêtes et des refuges, mais aussi celui d’une Corse plus accessible : ses plages, ses villages, ses bonnes tables et ses routes qui obligent parfois à ralentir. Après le GR20, ce n’est pas du temps perdu. C’est la deuxième partie du voyage.

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